Bribes de réflexions, ouvertes comme d'habitude au débat :)
Je tente de mettre quelques photos du dernier délire photo en Gelbique très prochainement. Qu'il est bon de ressentir la magie des relations humaines parfois... :)
J'vous aime !
Gus
Partons déjà de quelques postulats de base.
Ce que l'humanité a désigné comme étant dieu n'est que l'aglomérat des choses
qu'il ne comprenait pas. Il ne peut donc y avoir de personnalisation de dieu. A savoir qu'il ait un bon vouloir, un conscience, un libre arbitre...
Une petite citation pour appuyer la vision : Ma position concernant Dieu est
celle d'un agnostique. Je suis convaincu qu'une impression vive de l'importance primaire des principes moraux […] ne nécessite pas la présence d'un législateur, et surtout pas d'un législateur
qui fonctionne sur la base d'un système de récompense et punition... Einstein
Il ne faut pas comprendre au sens littérale ce que dit nietzche dans zaratoustra.
« Dieu est mort » signifie que les humains ont oubliés l'environnement dans lequel ils évoluaient, ou du moins en partie.
Ce que l'humain a défini comme dieu est en fait, comme le dit Spinoza l'ensemble
de ce qui compose la nature et qui ordonne les choses de facon à ce que nous les vivons aujourd'hui.
Le monde dans lequel nous vivons est bien plus complexe qu'il n'y paraît et
possède des structures intrinsèques dont nous ne saisissons pas le sens car le référentiel de nos pensées n'admet pas l'incomplétude de ce même référentiel et que nous ne pouvons porter un
jugement objectif sur ce que nous ne connaissons pas. L'humain a besoin de postulat pour vivre car sinon il rentrerait dans une dynamique de pensée conséquente ( dans le sens de Kant) qui lui
enlèverait toute vie sociale.
L'humain n'accepte par exemple que difficile la logique des boucles étranges et
des hiérarchies enchevêtrées car il ne peut concevoir qu'une chose puisse être contenu et contenant en même temps. C'est pourtant ainsi qu'est composé le monde. Les relations entre tout ce qui
compose ce monde est isomorphique, et l'humain fait partie de cette boucle étrange où il a besoin du monde et ou le monde a besoin de lui.
Quelques humains ont su sortir de ce schéma de pensée pour tendre vers une pensée
tout à fait « humaniste » et ont fait évolué l'humanité dans son intégralité vers quelquechose de meilleur. ( Darwin, Einstein, certains philosophes, quelques
scientifiques...)
L'humanisme est la qualité conférée ici à un humain d'être à l'écoute du monde
qui l'entoure et à réfléchir objectivement et subjectivement. Objectivement en se positionant en tant qu' humain et subjectivement en prennant le recul sur ce qu'on lui a inculqué et sur ce que
son animalité lui dicte, tout en en tirant profit. Le savoir est un outil pléthorique, pas une base de réfléxion.
Le principe de culture est à double tranchant. Il est réellement nécessaire pour
comprendre l'humain et le monde de s'imprégner du plus de culture possible mais il est encore plus nécessaire de réussir à prendre du recul pour ne pas entraver son esprit
Le réel tel que nous le concevons n'existe pas. Notre vision ( et je parle ici du
lot commun des humains, l'exception confirme la règle) est biaisée par nos acquis culturels et ce que nous avons oublié : notre humanité.
Comme dit plus haut, le réel n'est qu'une hiérarchie enchevêtrée de dimensions
dont l'humain n'arrive qu'à saisir une part infime et dénie le reste ou l'a mis dans la grande enveloppe des mystères : dieu.
Nous avons déjà admis qu'il existait un monde d'antimatière pour le monde de
matière que nous connaissons.
Pourquoi l'idée folle d'un enchevêtrement de dimensions ou lutins trolls et
autres nimbus pourrait ne pas avoir droit d'exister ? L'imaginaire collectif est déjà assez fourni dans la matière. ( cela est juste une piste, pas un argument avancé. )
écoutez votre humanité car elle est au fond de chacun de nous. L'humain est dôté
d'une conscience un peu plus élevée que la normale, utilisons la à bon escient.
De par notre histoire, notre éducation ( au fil des siècle) l'importance de la
religion et plus généralement des cultures nous a fait oublié l'humanité qui se cache en nous.
Une connaissance n'est pertinente que dans la mesure où elles se situe dans un
contexte. Le mot, polysémique par nature, prend son sens une fois inséré dans le texte. Le texte lui-même prend son sens dans son contexte. Ainsi une information n'a-telle de sens que dans une
conception ou une théorie. De même un événement n'est intelligible que si l'on peut le restituer dans des conditions historiques, anthropologiques ou autres.
On peut donc en déduire qu'il est primordial d'apprendre à contextualiser et
mieux, à globaliser, cad à situer une connaissance dans un ensemble organisé.
La culture, caméléon conceptuel (ou « humaniste »), se situe justement
dans ce contexte. Une culture qui semble figée dans le temps et dans l'espace est faite de rencontres, d'agrégats et de syncrétismes. Ainsi, elle s'enrichit en intégrant des éléments extérieurs à
elle. Je dirais même qu'au sein de chaque culture, le modèle officiel n'est souvent pas le modèle réel car beaucoup d'hérétiques la subissent sans rien dire.
La culture dont je veux parler est celle dite des humanités, fondée sur
l'histoire, la littérature, la philosophie, la poésie et les arts. Dans le fond, elle enseignait l'aptitude à s ouvrir et en même temps l'aptitude à contextualiser. De plus, elle favorisait la
capacité à réfléchir, à méditer sur le savoir et éventuellement à l'intégrer dans sa propre vie pour mieux éclairer sa conduite et la connaissance de soi.
Pourtant quelques résurgences se montrent et nous leur collons l'étiquette de
surnaturelle ou de sciences obscures : shamanisme ( liaison avec l'inconscient) les rêves, pré sentiments, inventions d'une même chose à un même moment mais à une distance énorme ( exemple de la
création du feu ) médecine chinoise ( en gros admettre la présence des courants d'énergie) la musique ou encore la recherche de transe et d'élévation de l'esprit ( quelque en soit la forme :
méditation, rituels ancestraux, transe via la musique,....), infiniment petit ou grand, théorie des cordes, travaux de Tesla...
Tout ceci n'est pas aidé par les fanatiques du dogme (quelqu'ils soient, (suffit
de faire des recherches sur 2012 pour comprendre) qui oublient de prendre du recul... et qui par la même offrent aux rétissents un bon moyen de s'hermétiser.
La musique en effet est une belle preuve de ce qui nous relie. De nombreux
artistes en tout temps ont réussi à avancer vers un langage musical universel où celui qui écoute n'a pas besoin de son bagage culturel pour pouvoir ressentir l'essence de ce message. ( Coltrane,
Bach, nombre de musiques traditionnelles d'apres ma propre expérience).
A partir d'ici, ce n'est juste qu'une proposition que je fais, pas un état de
fait
Les alchimistes sont une allégorie de
ce que pourrait être les « êtres supérieurs » ( mais non pas le terme nazi, l'être éclairé serait peut être plus aproprié) dont parle Nietzsche. Et l'alchimie une sorte de métascience,
de mère des science dont l'erreur a été de segmenter ses domaines de recherches
L'étude de l'alchimie et la recherche de la pierre philosophale/elixir de longue
vie a été un objectif mais pas le but principale de leur recherche. Le but étant l' «humanité » dans toute chose et de comprendre son environnement.
Des alchimistes, les humains n'auraient repris que quelques concepts de base, qui
ont été les bases de la chimie et d'une partie de la physique mais en ont gardé que la recherche de l'immortalité ( ou longue vie) et la passion pour les métaux purs (argent et or). Ils ont donc
laissé sur le bas côté le but même de leur recherche et c'est de cette suffisance que l'humain plonge dans l'entropie.
L'étude des alchimistes serait donc de trouver les isomorphismes entre nature et
énigmes qu'elle pose pour trouver la solution à ces dernières. ( Notons qu'il s'agit ici d'une boucle étrange aussi, et qu'il faut que l'alchimiste sorte de ses schémas de pensées habituels pour
trouver la réponse)
Dans mon alchimie, toute chose est composée de "sève de vie" ( faut bien trouver
un terme mais ca serait les quelques métaux dit intéressants selon l'alchimie cuivre, fer, mercure,...) et de mercure philosophale ( c'est à partir de cela qu'est fabriquée la pierre
philosophale) qui est un mélange de métal et d'une part de cette humanité. (Ils donnent plein de définitions différentes pour que celui qui les approche ait un cheminement à faire, c'est entre
autre une grande énigme qui anime les débats des rose croix et autres franc macons. Mais le mercure philosophale est selon moi un mélange de praxis, de sentiments d'humanité (ou d'inconscient
collectif) et d'amour ( au sens empirique)
Le constat face à l'humain n 'est pas si noir que ça car une ouverture est
possible avec le retour du premier rêve et la volonté de réenchantement du monde qui reprendra ses droits.
Jung offre un axe de réfléxion intéressant sur l'alchimie
humaine.
en se confrontant avec l'inconscient, le Moi se transforme. Il se produit
une modification de la personnalité que Jung nomme "fonction transcendante", en prenant ainsi l'image d'une fonction mathématique. Cette fonction transcendante, nous la retrouvons à
l'oeuvre en particulier dans les rêves, qui très souvent nous invitent au changement.
A la même époque, Jung se plonge dans d'anciens manuscrits alchimiques. Il
est très vite frappé par l'analogie entre leur quête de transformation de la matière et cette notion de transformation qu'il constate à l'oeuvre dans l'inconscient.
"Cette curieuse faculté de métamorphose dont fait preuve l'âme humaine, et
qui s'exprime précisément dans la fonction transcendante, est l'objet essentiel de la philosophie alchimique de la fin du Moyen-Age", écrit-il. "Elle exprime son thème principal de la
métamorphose grâce à la symbolique alchimique. Il nous apparaît aujourd'hui avec évidence que ce serait une impardonnable erreur de ne voir dans le courant de pensée alchimique que des opérations
de cornues et de fourneaux. Certes, l'alchimie a aussi ce côté, et c'est dans cet aspect qu'elle constitua les débuts tâtonnants de la chimie exacte. Mais l'alchimie a aussi un côté vie de
l'esprit qu'il faut se garder de sous-estimer, un côté psychologique dont on est loin d'avoir tiré tout ce que l'on peut tirer : il existait une "philosophie alchimique", précurseur titubant de
la psychologie la plus moderne. Le secret de cette philosophie alchimique, et sa clé ignorée pendant des siècles, c'est précisément le fait, l'existence de la fonction transcendante, de la
métamorphose de la personnalité, grâce au mélange et à la synthèse de ses facteurs nobles et de ses constituants grossiers, de l'alliage des fonctions différenciées et de celles qui ne le sont
pas, en bref, des épousailles, dans l'être, de son conscient et de son inconscient."
"Aurora Consurgens"( oeuvre alchimique), donne une illustration alchimique de ce
processus. Le cavalier de gauche apparaît comme le soleil, c'est le moi conscient. Le cavalier de droite, la lune, représente l'inconscient. Il y a bien confrontation des deux
composantes de la personnalité.
Le résultat de cette confrontation est un nouvel être, que les alchimistes
appelaient hermaphrodite. L'aigle qui réunit les deux composants (conscient et inconscient) pourrait constituer une bonne image de ce que Jung appelle la fonction transcendante. Elle aboutit à a
création d'un nouveau centre de la personnalité, que Jung nomme le Soi.
Pour résumer, le meilleur moyen pour l'homme de réussir à réenchanter son monde
est d'écouter ce que l'alchimie nous a apporté avec sa philosophie psychologique pour en faire un paradigme centré autour de la nature et de l'ouverture de l'esprit vers des processus de pensée
autorisant l'autoréférencement et l'incomplétude de notre référentiel de pensée. L'humour le rêve/immaginaire, le ludique, l'amour étant bien évidemment partie intégrante de tout
cela